Comment laver un pyjama en satin sans l’abîmer

Le satin ne craint pas l'eau, il craint la chaleur et le frottement. Cinq gestes qui font la différence entre deux ans et six mois.

Black and white photo of a French hand car wash exterior in winter.
Photo : Leo Sacchi sur Pexels

Le satin a mauvaise réputation à l’entretien, souvent à tort. Il ne craint pas l’eau : il craint la chaleur, le frottement et l’essorage violent. Trois choses faciles à éviter.

La température

Trente degrés, jamais plus. Au-delà, les fibres perdent leur brillant de façon irréversible — c’est ce qui donne cet aspect terne et légèrement froissé qu’on ne rattrape pas.

Le filet

Indispensable. Sans lui, la pièce s’accroche aux fermetures éclair et aux agrafes du reste de la machine, et le satin file comme un bas. Lave-le séparément des serviettes et du jean : les fibres qui s’en détachent rayent la surface.

L’essorage

Six cents tours maximum, ou pas d’essorage du tout. C’est l’essorage qui marque les plis profonds qu’on ne rattrape ensuite qu’au fer — et le fer est justement ce qu’il faut éviter.

Le séchage

À plat, à l’ombre, jamais de sèche-linge et jamais en plein soleil. Le soleil décolore le satin coloré en quelques expositions, surtout les teintes profondes comme le bleu nuit ou le bordeaux.

Sur un cintre, l’eau tire sur les bretelles et les déforme. À plat sur une serviette sèche, c’est parfait.

Le repassage, si vraiment

Fer sur la position la plus basse, à l’envers, avec un linge fin entre le fer et le tissu. Ou plus simple : suspends la pièce dans la salle de bain pendant une douche chaude, la vapeur détend les plis toute seule.

La lessive

Une lessive douce, sans javel ni agent blanchissant. Pas d’adoucissant : il dépose un film qui mate le satin avec le temps.

Les mêmes principes valent pour toute ta lingerie — voir notre article sur l’entretien de la lingerie. Et pour choisir entre satin et coton au moment de l’achat, notre comparatif satin ou coton.

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